Children online: are empowerment and protection compatible?
March 2013
Empowerment and protection are often opposed to each other: too much protection would mean fewer opportunities to develop digital skills for children, and focusing only on empowerment would work in an ideal world with no contradictory messages lead by commercial interests and unlimited time to empower children in all relevant areas such as healthy nutrition, sexuality education, financial education…
In order to strike the right balance between these two strategies, we have to start with the right premises: recognising that the average user does not exist and that users are vulnerable. Be it children, parents, grandparents, no one should be deemed inherently digitally skilled(being a digital native).
With that in mind, policy makers need to focus on adopting policies, crafting laws and regulations that address the specific vulnerabilities of the different user groups without limiting their opportunities to learn and develop.
For instance, cyberbullying has been in the political spotlight because existing measures such as national or European laws or government action plans are not addressing the problem.
Industry stakeholders, for their part, should design products and/or services that are accessible, understandable and usable in a responsible way by all users.
Examples can include Chatroulette or Snapchat, both of which have been misused by youth and adults alike. Is it that the users are simply "evil" and really think hard how to misuse a well thought and designed service or are their controversial behaviors linked directly to the design of the service?
For both public and private actors, it is essential to consult with civil society organizations, especially those working at the grassroot level (hotlines, helplines, safer internet centers, family organizations). These organizations have extensive experience with the problems faced online by children and can provide insightful advice on policy measures or product and service design.
Whereas both public and private actors play a role in empowering children, only civil society can ensure a conflict of interest free empowerment of children. Consequently, especially in this difficult economic context with many budget cuts, it would be a mistake to cut funding to civil society.
Les
enfants se connectent à l'Internet à un âge sans cesse plus précoce au moyen de
téléphones et autres appareils portables. L'évolution rapide en matière de
technologies de l'information et de la communication engendre de nouvelles
préoccupations et opportunités.
Alors qu'il y a quelques
années les parents pouvaient toujours surveiller l'utilisation qu'en faisaient
leurs enfants sur l'ordinateur familial, l'accès à l'Internet est devenu de
plus en plus mobile. Les enfants ont
désormais, de manière à la fois directe et simple, accès à une incroyable
diversité d'informations et à des moyens de communication avec le monde entier.
Dans le même temps, l'Internet requiert certaines compétences de base pour
pouvoir tirer le meilleur parti de son utilisation. Des phénomènes comme le harcèlement en ligne, la confrontation
à du contenu préjudiciable, l'exposition à la publicité et une (durée d')
utilisation excessive de l'Internet posent de réels problèmes et peuvent avoir
des effets négatifs à long terme sur l'évolution de l'enfant.
Que pouvons-nous faire?
En principe, la protection des enfants sur Internet
incombe à tous les acteurs : parents, enseignants, fournisseurs
d'accès, fabricants de matériel informatique, décideurs politiques, etc.
Dans le même temps, les
parents sont les premiers éducateurs des enfants et, pour les plus jeunes, les parents sont pratiquement la seule
référence pour la mise en place d'habitudes saines et la transmission des
valeurs essentielles telles que le respect, tant dans le domaine virtuel que
dans la réalité.
Les enfants doivent apprendre le plus tôt possible quels
sont leurs droits et leurs responsabilités, et c'est notamment aux parents qu'il revient
d'entamer ce processus d'apprentissage.
La connaissance de ces deux
dimensions peut aider les enfants à remettre les choses dans leur contexte et Ã
mieux réagir à des problématiques comme le harcèlement en ligne, car ils
connaîtront leurs droits s'ils en sont les victimes et garderont les
conséquences à l'esprit s'ils venaient à être les auteurs d'un méfait.
Toutefois, tous les parents
ne sont pas au fait de la technologie et ils ne se sentent pas toujours Ã
l'aise ou capables d'aborder le cyberespace avec leurs enfants et d'en débattre
avec eux. C'est pourquoi la COFACE a conçu une page consacrée aux ressources afin de
contribuer à référencer et à partager les bonnes pratiques et les ressources
pouvant aider les parents dans leur rôle essentiel d'éducation.
CEO Coalition en faveur d'un internet plus sûr pour les enfants
Janvier 2013
Le 22 janvier, la Commission
européenne a tenu la réunion d'examen de la première année de fonctionnement de
la CEO Coalition en faveur d'un internet plus sûr pour les enfants. La réunion avait pour but
de revenir sur les engagements et les objectifs que la CEO Coalition s'était
fixés au sein des cinq différents groupes de travail, et de discuter des étapes
suivantes, des améliorations nécessaires et d'un accord sur le processus
d'examen (rapport, suivi, évaluation).
Au sein du premier groupe
de travail, sur les outils de signalement,
les opérateurs de téléphonie mobile et les acteurs du secteur travailleront en
vue de proposer des applications qui permettront aux enfants de signaler les
contenus ou contacts dangereux. De plus, les entreprises travailleront avec les
ONG et les lignes d'assistance téléphonique afin de proposer des applications
de navigation qui permettent aux utilisateurs de demander de l'aide grâce à un simple clic.
Dans le deuxième groupe
de travail, sur des paramètres de
confidentialité adaptés à l'âge, les entreprises ont rassemblé une base de
données exhaustive et comparative (en septembre 2012) qui illustre les
pratiques actuelles en matière de paramètres de confidentialité adaptés à l'âge
pour les mineurs. Les meilleures
pratiques doivent encore être identifiées dans cette base de données et
faire l'objet d'un accord des différentes parties prenantes.
Dans le troisième groupe
de travail, attaché Ã étendre
l’utilisation des systèmes de classification en fonction du contenu, les
parties prenantes ont accepté de travailler sur un modèle de données commun
pour des labels en ligne interopérables et d'explorer des options de lisibilité
automatique dans différents contextes sur internet. Il convient de mener une
réflexion sur la manière dont les utilisateurs
comprennent les différents systèmes de classification et sur la manière de
s'assurer que les utilisateurs n'ont pas de problème pour filtrer du contenu ou
choisir du contenu sur la base de systèmes de classification.
Dans le quatrième groupe
de travail, sur une disponibilité et une
utilisation accrues du contrôle parental, les entreprises ont accepté de
fournir des outils de contrôle parental et de donner des informations claires
aux utilisateurs d'ici la fin 2013. Un effort permanent de sensibilisation doit
être réalisé en collaboration avec toutes les parties prenantes étant donné le
faible recours au contrôle parental par les parents.
Dans le cinquième et
dernier groupe de travail, sur le
retrait efficace de matériel pédopornographique, le secteur continuera Ã
travailler en vue d'augmenter la transparence des procédures de retraits, Ã
coopérer avec les lignes d'assistance téléphonique et à faire part des
meilleures pratiques.
DG CONNECT va désormais
se concentrer sur l'examen des progrès réalisés au sein de ces groupes de
travail. La prochaine réunion se tiendra en juin 2013. Visitez le site web de la Commission européenne
Stratégie européenne pour un Internet mieux adapté aux enfants
Décembre 2012
Les 26 et 27 novembre, le
Conseil européen a adopté ses conclusions sur la stratégie européenne pour un
Internet mieux adapté aux enfants. La
COFACE
soutient fortement les conclusions du Conseil et en particulier les points
suivants:
- La
nécessité de se pencher sur les besoins
et la vulnérabilité spécifiques des enfants en ligne et de faire en sorte
que tous les enfants d'Europe, quelle que soit leur origine ethnique,
culturelle et sociale, y compris les enfants souffrant d'un handicap ou ayant
des besoins spéciaux, puissent profiter des possibilités qu'offre l'Internet;
- La
reconnaissance du rôle des ONG
telles que les organisations familiales pour : promouvoir, produire et
diffuser du contenu de qualité en coopération avec des acteurs publics et
privés, contribuer à sensibiliser et à responsabiliser les familles, les
parents et les enfants, signaler tout contenu préjudiciable aux autorités
publiques, en participant au processus politique tel que la CEO Coalition
- La
nécessité de responsabiliser (former) Ã
la fois les enfants, les enseignants et les parents en ce qui concerne les
possibilités et les risques de l'Internet;
- Appliquer des paramètres de
confidentialité par défaut et élaborer et mettre en Å“uvre des moyens efficaces pour informer les
enfants et les parents sur leurs paramètres de confidentialité en ligne.
La
COFACE
est un acteur dynamique de la CEO Coalition
et elle continuera à suivre de près l'évolution de la politique pour un
Internet plus sûr.
L’Internet mieux adapté aux enfants, est-ce possible? Forum 2012 pour un Internet plus sûr
Octobre 2012
Les 18 et 19 octobre, la Commission européenne et INSAFE ont organisé ensemble le Forum 2012 pour un Internet plus sûr dans le but de débattre de la création d’un Internet mieux adapté aux enfants et aux jeunes. Beaucoup de points intéressants y ont été abordés, dont de nombreux aspects liés aux intérêts des familles.
Tout d’abord, le fait que des outils de contrôle parental devraient être utilisés pour encourager le dialogue entre les enfants et les parents quant à leurs activités en ligne.Cette notion a été remise au goût du jour avec l'idée de remplacer les outils de «contrôle» parental par des outils d’«accompagnement» ou d'«aide». En effet, ces concepts traduisent une utilisation plus constructive des outils en question, ce qui n'est pas totalement le cas avec l'autorité parentale aveugle.
La COFACE a toujours été en faveur de cette approche, mais il faut apporter quelques précisions quant à l’utilisation de ces outils d’«accompagnement» parental. Bien trop souvent, on a tendance à confondre le contrôle parental informatique et l’utilisation d’outils d’«accompagnement» pour très jeunes enfants, enfants, jeunes adolescents, adolescents et jeunes adultes, tout particulièrement lorsque ces derniers sont représentés et demandent plus de confiance de même qu’un recours limité à ce type d’outils par les parents.
En réalité, les très jeunes enfants et les adolescents ont des besoins, des compétences et des connaissances totalement différents et ils ne peuvent faire l'objet d'une seule et même approche. La parlementaire européenne Sabine Verheyen a ainsi expliqué que les enfants de maternelle disposent des connaissances techniques requises pour utiliser certains outils, mais qu'ils n'ont aucune idée des conséquences sociales de leurs actes sur leur vie.
Le point le plus important à souligner est que les parents doivent connaître leurs enfants et savoir ce qu'ils peuvent et ne peuvent pas faire et s'ils sont capables d'agir de manière responsable en étant pleinement conscients des conséquences de leurs actes en ligne. Ce n’est possible que si les parents prennent le temps de discuter avec leurs enfants de leurs activités sur Internet.
Sur la base de ces principes, les parents doivent adopter une approche progressive, où ils commencent par mettre en place un «espace clos» contenant uniquement des sites internet autorisés et adaptés aux très jeunes enfants pour ensuite les laisser peu à peu explorer davantage l'Internet, en introduisant l'utilisation sécurisée des moteurs de recherche, l'enregistrement sur les réseaux sociaux et le contrôle des paramètres de confidentialité. À mesure que leur enfant grandit et devient plus expérimenté, les parents devraient adapter leur utilisation des outils d’«accompagnement» parental en fonction de son comportement: s'il a tendance à passer de très longues périodes en ligne pour jouer, des restrictions de la durée de connexion pourraient être la mesure appropriée, s'il est incapable de gérer ses dépenses en ligne, l’une des possibilités pour résoudre le problème serait de limiter les services de paiement. Ces mesures seront toujours accompagnées d'une discussion expliquant pourquoi il est nécessaire de maintenir un équilibre de vie sain ou de pouvoir gérer son argent de façon adaptée.
Notons également qu’il est essentiel que les développeurs conçoivent les outils d’«accompagnement» parental, de telle manière qu’ils encouragent les parents à adopter une approche de dialogue.
Deuxièmement, Sonia Livingstone, représentante d’EU Kids Online, a souligné le fait que les enfants ne sont plus fascinés par Internet et qu’ils se concentrent principalement sur 4activités en ligne: ils font leurs devoirs avec Google, regardent des vidéos comiques sur YouTube, traitent leurs messages sur Facebook et jouent à des jeux en ligne.
Le besoin de stimuler leur créativité est évident: il faut les encourager à s’impliquer et à participer activement à l'«amélioration» d'Internet et non les laisser consommer passivement le contenu existant.
À l’heure où certains désignent la «surprotection» comme étant l’un des déclencheurs de cette tendance, la COFACE pointe plutôt du doigt la commercialisation de l'Internet.Les enfants ne sont pas encouragés à quitter le site web qu’ils visitent, si ce n’est peut-être pour se faire piéger par une arnaque. Ce qui a fait le succès d'Internet par le passé, à savoir les sites internet riches en hyperliens et liés à d'autres sites, s'est transformé en une foule de services exclusifs et tout-en-un tels que YouTube, Facebook, etc. L'utilisateur n’a pratiquement pas de prise sur le fonctionnement précis du service, ce qui favorise la consommation passive plutôt que l'implication active.
Les outils d’«accompagnement» parental sont et restent des outils! C’est aux parents, lorsqu’ils sont correctement informés, de les utiliser de façon positive afin de s’assurer que leurs enfants exploitent toutes les potentialités d’Internet. Par exemple, lors de la définition des listes de sites autorisés pour les très jeunes enfants, il est utile de s'assurer que les sites en question favorisent leur créativité et leur participation. Cette démarche pourrait avoir un impact positif durable sur l’utilisation ultérieure du web lorsque les enfants grandiront.
"Un Internet meilleur implique une prise de contrôle par les jeunes et leur participation sur la base de valeurs morales fortes".
En guise de conclusion, la COFACE souhaite partager la vision du Forum pour un Internet plus sûr quant à la définition du concept:
C’est désormais aux ONG, aux décideurs politiques et au secteur concerné de s’assurer que les conditions permettant de mettre un tel système en place soient optimales. Dans tous les cas, la COFACE ne cessera pas de plaider pour l'intérêt des enfants et des parents en ligne. En savoir plus
Le rôle des parents: pour apporter leur soutien, les parents ont eux-mêmes besoin d'être soutenus
Septembre 2012
Les parents peuvent jouer un rôle crucial en faisant bénéficier leurs enfants de leur propre expérience en ligne de diverses façons. Ils peuvent recourir à l'intervention technique (utiliser les outils de contrôle parental), l'intervention restrictive (interdire l'utilisation de l'internet) ou l'intervention active (parler avec leurs enfants de leur activité en ligne). Les parents se sentent parfois débordés et perdus devant la rapidité extrême de l'innovation et des changements qui caractérise à la fois le monde en ligne et les technologies (smartphones, tablettes, etc.). Pour cette raison, ils ont besoin d'une aide spécifique de la part de divers acteurs afin de rester au courant de ces changements.
Pour aider leurs enfants, les parents ont besoin de connaissances (campagnes de sensibilisation), de temps (politiques de conciliation de la vie professionnelle et la vie familiale – voir la campagne de la COFACE) et, souvent, d'argent (pour utiliser des outils ou appareils spécifiques).
Toutefois, même si chaque acteur peut offrir des informations (les autorités publiques, les ONG et le secteur commercial concerné), seules les entreprises peuvent directement influencer le développement et la fonctionnalité de la majorité des outils dont disposent les parents.
À plusieurs égards, la situation doit évoluer afin que les parents disposent d'outils adéquats pour être responsables de leurs enfants confrontés au monde numérique:
Les appareils doivent être conçus pour les enfants, avec des outils de contrôle parental intégrés et donnant accès à des applications destinées aux enfants
Les configurations «par défaut» des appareils et des services doivent davantage tenir compte des besoins spécifiques des enfants et éviter d'être centrées sur l'«optimisation de l'expérience pour l'utilisateur», où «l'utilisateur» est considéré comme un adulte
Les outils de contrôle parental doivent devenir de plus en plus interopérables afin de pouvoir être utilisés sur différents appareils et plates-formes. Cela faciliterait la vie des parents, qui n'auraient plus à configurer chaque appareil et chaque application séparément
Pour être bien comprises par les enfants, les campagnes d'information doivent comprendre des exemples réels de situations en ligne risquées ou difficiles ou de situations en ligne positives. Les messages vagues tels que «protégez vos données privées» ne sont pas très efficaces car, en l'occurrence, ils ne précisent pas vraiment ce que sont les «données privées». Au lieu de cela, citer l'exemple de ne pas partager publiquement l'information selon laquelle vous êtes en vacances avec votre famille afin de ne pas risquer un cambriolage est une situation de la vie réelle (une situation où des cambriolages ont effectivement eu lieu lorsque cette précaution n'avait pas été prise) qui permet aux enfants de comprendre directement les conséquences négatives de leur comportement en ligne
Il faut réaliser davantage de recherches sur les connaissances en TIC des enfants et des parents et sur leur capacité à gérer des défis spécifiques tels que reconnaître le spam, rapporter des contenus abusifs, configurer les paramètres de confidentialité, etc.
La COFACE a été invitée à la 6e conférence internationale «Keeping Children and Young People Safe Online» (Assurer la sécurité en ligne des enfants et des jeunes), qui s'est tenue en Pologne le 20 septembre dernier, afin d'évoquer le rôle des parents dans la sécurité en ligne.
Plus amples informations sur la conférence et pourrez également regarder l'intervention de la COFACE:
La coalition CEO pour un Internet plus sûr: des progrès lents, mais constants
Juillet 2012
Le 11 juillet, la Commission a publié le rapport à mi-parcours de la CEO coalition, qui rassemble les principaux partenaires de l’industrie et des tiers qui s’engagent à faire de l’internet un environnement plus sûr pour les enfants.
Parmi les cinq domaines d’action, la COFACE s’est intéressée aux paramètres de confidentialité adaptés à l’âge, à l’utilisation étendue des systèmes de classification en fonction du contenu et à l’accroissement de la disponibilité des outils de contrôle parental.
Si les progrès sont lents, les étapes suivantes semblent prometteuses puisqu’elles comprennent des mesures concrètes.
En ce qui concerne les paramètres de confidentialité adaptés à l’âge, la COFACE défend l’idée d’identifier les bonnes pratiques pouvant être généralisées à l’ensemble des acteurs du domaine, comme le fait de désactiver les fonctions de géolocalisation et de géomarquage par défaut.
S’agissant de la classification en fonction du contenu, la COFACE souligne la nécessité, pour l’ensemble des acteurs du secteur, de se mettre d’accord sur l’interopérabilité des différents systèmes de classification afin d’évaluer correctement les applications ou le contenu généré par les utilisateurs et d’assurer ainsi l’efficacité des outils de filtrage.
Enfin, en ce qui concerne les outils de contrôle parental, la COFACE insiste sur la nécessité de conjuguer possibilité de choix actif et paramètres « par défaut » lorsqu’il s’agit de configurer les outils de contrôle parental. Sur beaucoup d’appareils, comme les téléphones mobiles, les parents ne prennent pas le temps d'activer ou de configurer les outils de contrôle parental. La fenêtre de dialogue qui s’ouvre lors de la mise en route pour inviter les parents à activer les outils de contrôle parental ne doit pas déboucher sur un processus de configuration long et fastidieux, mais plutôt s’appuyer sur des paramètres par défaut appropriés.
La COFACE va continuer à suivre la CEO coalition et à y participer, en gardant présent à l’esprit l’intérêt des enfants et celui des parents, pour veiller à améliorer l’expérience des enfants sur la Toile.
Safer Internet Day 2012 - La COFACE préconise la mise en place d'outils pour la protection de la vie privée
Février 2012
La publicité en ligne a connu une croissance considérable au cours de la dernière décennie. Elle a augmenté de 15,3% en 2010 et atteint 17,7 milliards d'euros dans l'Union européenne.
La publicité comportementale ou ciblée, permettant aux annonceurs de réduire leurs frais liés aux campagnes publicitaires et d'éviter que les consommateurs soient exposés à des publicités qui ne leur soient pas pertinentes, a connu une forte croissance au cours des récentes années. Bien que les internautes puissent trouver utile d'être exposés à des annonces pertinentes à leurs centres d'intérêt, de nombreuses préoccupations demeurent autour des compromis de ce nouveau service. Lorsque l'on considère la quantité d'informations privées qui doivent être collectées au sujet d'une personne afin de pouvoir leur montrer des annonces pertinentes à leurs centres d'intérêt, les consommateurs pourraient rapidement déchanter quant à la publicité comportementale.
Tout parent préoccupé par la protection de la vie privée de son enfant, de sa protection du pistage et son exposition à la publicité non sollicitée sera heureux de savoir que les navigateurs peuvent aider. Bien que Firefox, Chrome et Internet Explorer ont choisi différentes stratégies, tous offrent une fonctionnalité de blocage de publicités et de protection contre le pistage.
La COFACE encourage les parents s'inquiétant de la protection de la vie privée à activer ces fonctionnalités de protection contre le pistage et de blocage des publicités. Ces fonctionnalités doivent être enclenchées dès lors que l'ordinateur est utilisé par des enfants, et en particulier les jeunes enfants, afin de les protéger contre les publicités et tentatives de pistage toujours plus intrusives et insidieuses.
"Je suis un parent et je veux configurer mon navigateur pour me protéger du pistage mais je ne sais pas comment faire…"En fonction de votre navigateur, veuillez vous référer aux liens suivants pour configurer les outils de protection contre le pistage:
La COFACE reconnaît les nombreux effets positifs de l’Internet dans des domaines tels que l'éducation, le monde du travail, le logement, la santé, l'intégration sociale,… Cependant, il existe des dangers potentiels, en particulier pour les enfants et les jeunes, tels que l’exposition à des contenus illicites et des comportements préjudiciables, la violation de la vie privée, des relations avec des personnes inconnues, la désocialisation,… Ces dangers sont d’autant plus fondés que l’évolution technologique permet l’accès à l’internet non plus seulement par PC mais aussi par téléphone portable.
La COFACE souhaite adresser une série de recommandations aux décideurs européens et nationaux visant à soutenir les parents dans leur rôle d’éducateurs. Elle estime donc nécessaire de:
- Sensibiliser les parents aux dangers de l’Internet.
- Former les parents en favorisant les échanges de bonnes pratiques éducatives.
- Fournir aux parents des outils d’assistance technologique.
- Encourager les contenus positifs
- Impliquer les organisations familiales dans l’élaboration et la mise en Å“uvre de mesures de régulation.
- Mener des recherches dans le champ de l’éducation et de la surveillance parentales.
- Mettre en place des services de soutien pour faire face à la désocialisation de certains jeunes usagers.
Le développement d’un internet sûr et garant du respect des droits fondamentaux doit s’appuyer sur une implication des parents qu’on aura sensibilisés et formés aux univers et usages numériques. Cette implication doit reposer sur des principes d’éducation forts et sur le dialogue entre parents et enfants. Doivent être impliquées toutes les parties prenantes: autorités publiques, fournisseurs d’accès, de contenu et de services, chercheurs, associations d’usagers, organisations familiales et de protection de l’enfance.
La COFACE adopte une approche parentale, mais plusieurs des recommandations formulées sont également valables pour les enseignants, qui doivent partager la responsabilité d’éduquer les enfants dans ce domaine. La reconnaissance de cette responsabilité partagée doit se traduire par l’introduction dans les programmes scolaires de leçons d’éducation aux médias. Ces actions de sensibilisation et de formation doivent également s’adresser aux enfants eux-mêmes.