Un système de pension est adéquat s’il permet aux bénéficiaires de vivre décemment. Le premier pilier est celui sur lequel devrait se concentrer l’essentiel de l’effort politique; les autres piliers doivent compléter la pension légale pour éviter une chute importante de revenu en assurant un taux de remplacement adéquat.
À cet égard, on peut affirmer que 1. le rééquilibrage entre la vie active et la vie après la retraite, qui suppose l’allongement effectif de la vie active, est évidemment l’un des facteurs essentiels pour assurer la viabilité financière du système et 2. le deuxième élément est l’élargissement de l’assiette de financement, qui peut avoir lieu par le recours à d’autres sources de financement.
Du point de vue familial, l’allongement de la vie active découle également des périodes d’écartement temporaire du milieu du travail pour raisons familiales. Ces périodes d’écartement temporaire, qui font partie intégrante des «marchés transitoires du travail» (tels qu’ils ont été définis par des experts de l’OCDE), doivent être assimilées à des périodes d’activité afin d’assurer la continuité des trajectoires professionnelles.
La question est de savoir si les allocations perçues à titre de remplacement de la rémunération ne devraient pas être soumises, comme les autres rémunérations, à une cotisation personnelle aux systèmes publics de retraite (comme c’est le cas en Suède) afin d’assurer la continuité du droit aux prestations et, par le fait même, l’adéquation et la viabilité financière du système. Les interruptions de carrière pour des raisons de soin doivent être considérées comme des périodes assimilées, sans cotisation personnelle aux systèmes publics de retraite.