Au Conseil européen de Lisbonne, l'Union européenne s'est fixé l'objectif stratégique de devenir l'économie de la connaissance la plus compétitive et la plus dynamique du monde, capable d'une croissance économique durable accompagnée d'une amélioration quantitative et qualitative de l'emploi et d'une plus grande cohésion sociale.
L'Agenda social européen adopté à Nice considère désormais la cohésion sociale comme l'une des trois dimensions fondamentales du progrès économique et social, avec la compétitivité économique et l'emploi. Le taux d'emploi devra être porté à 70% d'ici 2010.
L'Union européenne s'intéresse donc de plus en plus à la politique sociale, désormais appréhendée comme un facteur de production, et souhaite rompre avec l'antagonisme traditionnel entre l'économique et le social pour les réconcilier au sein d'un cercle vertueux axé sur le passage à la société de la connaissance dont le modèle social européen serait l'un des éléments clés.
Parmi les défis communs reconnus par l'Agenda social européen, outre la création d'emplois plus nombreux et de meilleure qualité, figure la réponse au vieillissement démographique. L'augmentation du taux d'emploi féminin et, dans ce cadre, la lutte contre la discrimination et l'adaptation des systèmes de protection sociale pour promouvoir l'activité et renforcer l'articulation entre la vie professionnelle et la vie familiale sont considérées comme des réponses à apporter à ce double objectif.
La COFACE entend oeuvrer pour que les objectifs repris dans l'Agenda social européen ne restent pas lettre morte et que les dimensions sociales et familiales des politiques européennes ne soient pas simplement à la remorque des politiques de l'emploi et surtout des politiques économiques.






