A la fin du XXe siècle l'Europe a connu des changements rapides tant dans le domaine de l'évolution des populations que dans celui des développements scientifiques et technologiques.
L'allongement sensible de la longévité, la diminution de la natalité -et aussi de la mortalité infantile-, le travail professionnel des femmes ont modifié le mode de vie des groupes familiaux. Ces groupes eux-mêmes se sont diversifiés et à côté des familles plus "classiques" parents et enfant(s) - se sont multipliées des familles monoparentales, des familles recomposées, des ménages de fait.
Quel que soit le modèle familial dont ils relèvent, la majorité des Européens vivent, ont vécu ou vivront "en famille" et les enquêtes d'opinion révèlent la place prioritaire de la famille dans la hiérarchie des valeurs auxquelles ils sont attachés. Les organisations familiales revendiquent leur participation à la construction de l'Europe ainsi qu'une attention systématique à la dimension familiale des politiques européennes.
Cependant, ni le Traité de Rome ni ceux qui l'ont complété et amendé jusqu'à Nice (décembre 2000) n'ont intégré la famille ou la politique familiale aux compétences européennes: celle-ci reste essentiellement du ressort des Etats membres.
Et pourtant, bien des décisions prises au niveau européen concernent effectivement les familles. Qu'il s'agisse, par exemple, de la libre circulation des personnes, de l'avenir du travail et de la protection sociale, de l'environnement et de la défense des consommateurs, des politiques des médias ou encore des programmes sociaux, éducatifs et culturels, les politiques européennes ont des répercussions importantes sur les conditions de vie des familles.






